There seems to be an error with the player !

Calendrier

<< Mai 2012 >> 
 Lu  Ma  Me  Je  Ve  Sa  Di 
   1  2  3  4  5  6
  7  8  91011
1415161718
21222324252627
28293031   
L'histoire du Taekwondo Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 2
MauvaisTrès bien 
Index de l'article
L'histoire du Taekwondo
L'histoire moderne
Toutes les pages

Le Taekwondo est de loin l'art martial le plus connu du Pays du Matin Calme.

De nombreux historiens des arts martiaux doutent de l'existence d'arts guerriers d'origine purement coréenne, dû au fait que la péninsule était "coincée" entre deux voisins, le Japon et la Chine particulièrement actifs en matièred'arts, d'idées et de commerces.
Les influences ont été réciproques entre ces trois pays et il est difficile de savoir "qui a apporté quoi et surtout à qui".

L'origine mythique des arts martiaux serait le temple de Shaolin ou un moine bouddhiste Bodhidarma, venant d'Inde, au Vème siècle aurait mis au point des techniques martiales.

Ces techniques aurait été développées pour que les moines puissent survivre en cas de conflits armés et être en meilleure santé pour poursuivre leurs méditations.
Dés le départ les arts martiaux ont ce double aspect l'auto-défense et la santé selon l'adage "se défendre en tant de guerre et vivre plus vieux en temps de paix".

La Corée a été sous domination tour à tour des dynasties chinoises et sous influence japonaise. Les arts martiaux coréens ont été profondément modifiés par ces influences. Par ailleurs, les techniques propres à la Corée comme les coup de pied du Taekkyun ont influencé les Wushu chinois (beaucoup de styles chinois du Nord utilise des coups de pied haut, à l'inverse au Sud de la Chine, on travaille rarement au dessus de la ceinture les coups de pied) et les Budo japonais.

Que les arts martiaux que nous pratiquons soient coréens ou une synthèse de techniques chinoises et japonaises, peu nous importe en définitive. Cependant quelques faits semblent être certains.

Les origines des arts guerriers semblent être anciennes. Sans remonter toutefois au héros- fondateur de la Corée Tangoon, des fouilles archéologiques ont permis de mettre en évidence des fresques sur des
tombes royales datant de l'époque des trois royaumes: Koguryo au nord (capitale Pyongyang), Paekje au sud- ouest (capitale Séoul puis Kiongju) et Sylla au sud-est (capitale Kiongju).

 

Ces fresques retrouvées dans un tombeau royal prés de Pyongyang, datant du royaume de Koguryo (37 avant J-C ;668), plus exactement du VI ème siècle de notre ère, prouvent l'existence de méthodes de combat dans la péninsule coréenne. Le royaume de Koguryo qui occupait l'actuelle Corée du Nord et s'étendait jusqu'en Chine dans l'actuelle Mandchourie, avait encouragé le développement des arts martiaux chez les militaires en créant l'académie militaire Sunbae.
Histoire tkd

 

kumgang

Les gardiens du temple de Sokkuram (datant du 8ème siècle), les deux statues sont dans la position Kemgang

 

 

Par la suite, sous le royaume de Sylla, (Sylla unifia le pays à partir de 668 et domina jusqu'à l'avènement du royaume de Koryo en 935). Ce royaume va développer une culture riche et raffinée notamment en matière d'art bouddhique. (époque où le bouddhisme devient religion d'état, et de nombreux moines vont en Inde et en Chine pour étudier et vont rapporter ce qu' il ont appris en matière d'arts martiaux dans l'Empire du Milieu ). La "sinisation" du pays à cette époque est importante, l'aristocratie coréenne adopte bon nombre des coutumes chinoises. La pratique des arts martiaux s'intensifie par la mise en place d'une aristocratie bouddhiste "les Hwarangs" ("les fleurs adolescents"), cette chevalerie au service du régime formée au Soobak s'appuyait sur un code d'honneur fondé sur la loyauté au pays, fidélité aux parents, courage, honneur.... comparable à ce qui se passe à la même époque en Europe occidentale avec la chevalerie médiévale devant théoriquement défendre la veuve et l'orphelin... )
Les noms des systèmes de combats sont nombreux Tangsoo, Soobak,Kwonbup ou Taekkyun.

Le Taekkyun considéré par les coréens comme le "père" des autres Mudo (arts martiaux coréens).

Tout d'abord réservé aux castes militaires à l'époque où la Corée était divisée en plusieurs royaumes. Sa pratique s'est démocratisée à l'ensemble de la population au fur et à mesure que la péninsule s'unifiait et se pacifiait.

 

taekyun

 

 

mudo

 

 

La dynastie YI (1392 - 1910) est importante pour l'histoire des arts martiaux coréens.

La péninsule doit faire face aux invasions japonaises menées par Hideyoshi, au XVIème siècle.

La résistance est menée par les moines bouddhistes encourageant le sursaut national en 1592 - 1598. Ces moines formés au combat militaire (Ce qui n'est pas le cas en occident, ou ceux qui "prient" ne sont pas les mêmes que ceux qui "combattent"). Religion et arts guerriers se sont mutuellement influencés. Durant cette période, la Corée doit s'incliner et reconnaître la suzeraineté de la Chine des Qings au XVII ème siècle.
Cette période est intéressante pour les Mudo car s'opère la mise par écrit des techniques martiales du Taekkyun et du Soobak dans un manuel le Muye Dobo Tonji.Un enseignement auparavant oral est mis par écrit, ce qui constitue une première. L'ouvrage décrit les postures, les techniques de combat....


Paradoxalement, cette période vit le déclin de la pratique des arts martiaux en Corée... La dynastie favorisant les arts culturels au détriments des arts guerriers.

La période coloniale


Le Japon veut affirmer sa suprématie en Asie depuis la fin du XIXéme siècle , le début de l' ère Meiji en 1868 a amorcé l'expansion japonaise et le lutte contre ses deux rivaux (la Russie et la Chine qui ont également des prétentions sur la péninsule de Corée).

La dynastie YI doit abandonner son autonomie et reconnaître l'annexion en 1910. L'occupation de la Corée va durer jusqu'à la libération par les armées américaines en 1945.

La colonisation japonaise va se marquer par une violente répression contre les résistants coréens. Les japonais vont également multiplier les humiliations envers le pays et ses habitants, obligation pour les coréens de parler en japonais dans les lieux publics, à adopter des patronymes japonais. Tous les grands symboles de la nation coréenne furent endommagés voire détruits.

Les activités liées à la nation et aux traditions coréennes furent abolies, les arts martiaux n'échappèrent pas à la règle, le Taekkyun fut interdit et sa pratique disparut quasiment. Le Karaté fut introduit dans la péninsule (Tang Soo Do, Voie de la main de Chine, en référence à la dynastie chinoise Tang) par l'armée d'occupation du Japon. Les jeunes coréens ayant vécu sous l'occupation japonaise et de la guerre comme Choi Hong Hi (ce dernier qui a introduit à la libération de la Corée le taekwondo dans l'armée coréenne, a été formé au Shotokan à Tokyo sous la direction de Funakoshi).

La plupart des maîtres de l'après guerre ont été formés aux arts martiaux japonais (Judo, Karaté et Kendo). Après la guerre, ils ont souhaité promouvoir les anciennes formes de combat coréens, mais l'influence nippone va laisser une empreinte.

Le Taekwondo depuis 1945


La Corée devenue libre après 1945 souhaite revaloriser sa culture, occultée par l'occupation japonaise.

Les arts martiaux refleurissent, diverses écoles réapparaissent sous de nombreux noms, styles ou écoles (Kwans)

Les 4 Kwans les plus réputés sont :

- Chung Do Kwan fondé par Lee Won Kuk
- Jido Kwan
- Moo Duk Kwan fondé par Hwang Ki
- Sang Moo Kwan

Chaque école portant une attention particulière à telle ou telle technique (Coup de pied fouetté ou lourd, techniques de bras, Poomsés... )
Ces principaux Kwans ont donné naissance à leur tour à d'autres écoles suivant l'interprétation personnelle du fondateur du style.

Mais peu à peu se fonde la certitude pour tous les maîtres quelque soit leur style que pour populariser ces arts, l'unification doit se faire autour d'une seule et unique discipline. Il ne restait alors plus qu'à trouver un nom ...

Par référence au Taekkyun, le mot "Taekwondo" ("La Voie du poing et du pied") sera adopté par l'ensemble des maîtres et des experts pour qualifier l'ensemble des styles de combat coréen dans les années 50.

Suite à une démonstration devant le président Syngman RHEE, en pleine guerre de Corée, le Taekwondo est rendu obligatoire dans l'armée coréenne. C'est la 1ere décision qui va donner au Taekwondo son élan mondial.

 

Le Taekwondo moderne en 10 dates

 

1953Le terme de Taekwondo apparaît pour la 1ere fois.
1961Fondation de la KTA( Korea Taekwondo Association ), l'association coréenne de Taekwondo
1972Fondation du Kukkiwon et de la World Taekwondo Fédération ( WTF )
1973Le 1er championnat du monde de Taekwondo à Séoul
1975Le Taekwondo fait son entrée au GAISF ( General Association of the International Sport Fédération )
1980Reconnaissance du Taekwondo comme discipline olympique par le CIO (Comité international olympique )
1988Jeux Olympiques de Séoul, le Taekwondo est choisi comme discipline de démonstration
1992Seconde participation en tant que sport de démonstration au J.O. de Barcelone
1994Le congres du CIO à Paris pour le centenaire des J.O. reconnaît le TKD comme discipline officielle.
2000
Participation du Taekwondo au J.O. de Sydney en tant que discipline à part entière

 

Source : http://www.maymon.net/pilsung/pagetkd/pagetkd.htm#histoire

 
Facebook Image

Rechercher

Rejoignez nous

Saison 2011-2012

(inscriptions ouvertes)

Cliquez ici pour en savoir plus

Lecture interessante

TKD78 sur Facebook

Facebook Image