Patrimoine historique Inscrit à l’inventaire des monuments historiques et l’un des plus anciens de France, le stade de Gerland, situé dans le 7ème arrondissement, a subi de profondes modifications au cours des années.
A l’origine, en 1920, l’architecte Tony Garnier créa un stade omnisports pouvant accueillir de grandes manifestations populaires. Sa conception d’inspiration romaine se caractérise par l’édification d’une galerie périphérique posée sur un talus végétal et monumentalisée par 4 grandes portes symboliques. Il est inauguré en 1926 par Edouard Herriot. D'une capacité d'accueil initiale d'environ 30 000 personnes, il a été à plusieurs reprises remanié. Des suppressions comme les anciennes pistes d'athlétisme et de course cycliste et des ajouts comme les tribunes latérales ont ainsi changé la physionomie du stade. La rénovation du stade La Coupe du Monde en 1998 a offert l’occasion de poursuivre la rénovation du stade. Finesse et légèreté ont été les maîtres mots de la conception architecturale. Et cela essentiellement pour que le "stade des sports athlétiques" puisse recouvrer sa transparence initiale, voulue par Tony Garnier. Cette volonté a été confortée par le souci d'obtenir une visibilité accrue pour les spectateurs et un rapprochement des gradins. Cette adéquation mise en oeuvre a en effet libéré un généreux parvis.
En résulte un dégagement avantageux pour la galerie périphérique qui, enfin, recouvre une nécessaire respiration et, de fait, un attrait oublié. Les quatre portes néoclassiques de l'enceinte, inscrites à l'inventaire des monuments historiques depuis 1967, bénéficient de cette exploitation de l'espace.
Les deux virages ont été ainsi rapprochés et couverts. L'élément couvrant a été voulu léger et aérien. S'il a nécessité de nombreux calculs minutieux, il offre aux spectateurs trois niveaux de lecture : du plus lourd au plus léger : du béton pour les piliers et les gradins, du métal pour les fléaux et les attaches de la couverture et de la toile pour la couverture proprement dite. Seul le virage sud est encore en travaux. Il sera opérationnel début 1998.
Entièrement restructurée, la tribune Jean Jaurès répond aux exigences actuelles d’un stade international : vestiaires réaménagés, création d’un étage de loges, installation de nouveaux sièges individuels... De même, les équipements d’éclairage, de sonorisation, d’affichage et de vidéo-surveillance ont été mis aux normes pour la Coupe du Monde.
Enfin, avec la restructuration de la tribune Jean Bouin et la recomposition des abords, le site de Gerland trouve ainsi sa vraie dimension et offre la sécurité nécessaire aux manifestations nationales et internationales accueillies. Tous ces aménagements mettent en évidence la capacité incluse dans le projet de Tony Garnier, de s’adapter à la modernité. |